Maroc : le PLF 2027 prévoit une réduction progressive de l'impôt sur le revenu jusqu'en 2031

 


Fiscalité 23 octobre 2026

Le projet de loi de finances 2027 introduit une nouvelle trajectoire de réduction de l'impôt sur le revenu (IR) au Maroc. Prévue sur cinq années, la réforme propose de relever le seuil d'exonération dès janvier 2027, avant de modifier progressivement les taux d'imposition jusqu'en 2031.

Un seuil d'exonération porté à 60.000 dirhams

La première mesure concerne la tranche annuelle de revenu exonérée d'impôt. Le gouvernement propose de la porter de 40.000 à 60.000 dirhams dès 2027.

Le projet prévoit également une diminution de l'imposition applicable aux revenus situés entre 60.000 et 100.000 dirhams par an. Les tranches supérieures ne seraient pas immédiatement modifiées selon les dispositions initiales présentées pour 2027.

Cette évolution s'inscrit dans une réforme pluriannuelle, dont les modalités transitoires sont intégrées au projet de loi.

Trois taux d'imposition visés à l'horizon 2031

À l'issue de la période de transition, le gouvernement prévoit un barème reposant sur trois taux marginaux : 10 %, 20 % et 30 %, auxquels s'ajoute une tranche entièrement exonérée.

Cette architecture diffère de la proposition électorale initiale du Parti authenticité et modernité (PAM), qui évoquait des taux de 0 %, 10 % et 20 %.

La mise en application du nouveau dispositif serait progressive entre 2027 et 2031. Les seuils précis des différentes tranches et leur évolution annuelle devront être examinés dans le texte du projet de loi de finances.

Une exonération annoncée pour 87 % des salariés

Lors de la présentation du PLF 2027, Fouzi Lekjaa a indiqué que la réforme devrait conduire à une exonération totale de l'impôt sur le revenu pour 87 % des salariés.

Le gouvernement présente notamment cette mesure comme permettant d'exonérer les rémunérations mensuelles nettes inférieures à 10.000 dirhams. Cette indication doit toutefois être distinguée du seuil annuel de revenu imposable figurant dans le barème fiscal : les deux notions ne sont pas directement interchangeables.

Pour une partie des salariés concernés, le gain mensuel annoncé serait de l'ordre de 500 dirhams. Le montant réellement économisé dépendra néanmoins de la rémunération, de l'assiette imposable et des déductions applicables à chaque situation.

Un coût budgétaire estimé à 5,5 milliards de dirhams

Selon les estimations gouvernementales présentées par Fouzi Lekjaa, la réforme représenterait un coût d'environ 5,5 milliards de dirhams pour les finances publiques en 2027.

Cette diminution des recettes fiscales correspondrait à un transfert de revenu disponible vers les contribuables bénéficiant de la baisse de l'impôt.

Les effets sur la consommation des ménages dépendront notamment de la répartition effective des gains entre les différentes catégories de revenus.

Une réforme encore soumise au processus législatif

Les dispositions annoncées figurent dans le projet de loi de finances 2027. Leur application définitive dépendra de l'examen parlementaire et de l'adoption du texte.

La réforme prévoit une transition jusqu'en 2031, avec une évolution progressive des taux et des seuils d'imposition. Les barèmes annuels exacts permettront de mesurer les économies fiscales selon les niveaux de rémunération.

Source : Médias24, article d'Amal Mountassir publié le 23 octobre 2026, consacré à la réforme de l'IR dans le PLF 2027. Informations relatives à un projet de loi, susceptibles d'évoluer pendant son examen parlementaire.

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